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Edito du curé
Edito Avril 2026
Dieu a ressuscité Jésus, son Fils
« Je te l’ordonne : Éveille-toi, ô toi qui dors, je ne t’ai pas créé pour que tu demeures captif du séjour des morts. Relève-toi d’entre les morts : moi je suis la vie des morts » (Homélie ancienne pour le Grand et Saint Samedi). L’Avènement de la Résurrection du Christ prend forme au grand matin du dimanche de Pâques avec les femmes qui se rendent au tombeau. Malgré la mort du Christ, vaillantes et courageuses telles des « amazones », ces femmes retournent au tombeau. Elles sont devenues si proches du Christ qu’elles ne peuvent plus se passer de Lui. Visiter le Christ même dans sa mort avait un sens pour elles. Ayant constaté la disparition de son Corps, désabusées, perplexes et craintives, leur premier réflexe a été d’aller informer ses Apôtres : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l’a déposé » (Jn 20, 2). Immédiatement, Pierre et Jean, chacun à son rythme, courent au tombeau. Ils donnent sens au tombeau vide : « Ils virent et ils crurent » (cf. Jn 20, 8). Ce sont les mots de la Foi qui aident à entrer dans le Mystère si inouï et si sublime de la Résurrection du Christ.
Le Fils de Dieu, Vainqueur du tombeau, introduit une nouveauté radicale dans l’histoire du monde : Il concrétise l’annonce des Prophètes ; Il donne un sens nouveau à la vie humaine qui est faite pour aller vers son accomplissement en Lui, Jésus-Christ, qui la rend éternelle. En Jésus ressuscité, tout reprend vie, la mort est vaincue ; la vie éternelle porte et soutient notre humanité pourtant marquée par le péché. Le mal et le péché sont vaincus. La vie éternelle devient vie avec Dieu et vie pour Dieu. L’Emmanuel ne signifie-t-il pas : Dieu avec nous ? Le Christ est vivant et sa victoire sur la mort est un triomphe sur ce qui vieillit, sur ce qui passe. Sa Résurrection traduit l’irruption de la Vie divine au travers de la mort de son Fils et l’irruption de la divinité dans l’humanité fragile. La vie de l’homme trouve son sens plénier dans la Vie du Ressuscité : elle est fortifiée ; elle est renouvelée. Telle est la signification de notre baptême qui nous fait plonger dans la mort avec le Christ, et nous fait ressusciter avec le Christ pour toujours.
Le chrétien porte alors en lui cette vie de Dieu qui est celle du Christ ressuscité. Cette vie intérieure et spirituelle lui confère une identité nouvelle et singulière : celle de se savoir aimer par Dieu et sauver par la Mort et la Résurrection de Jésus, Fils de Dieu. En réponse à cet agir divin, le chrétien s’engage dans une lutte sans merci contre le péché, contre tout ce qui l’avilit et aliène son corps, car il est appelé au salut, à la résurrection. Il est l’homme nouveau qui ne vit plus sous l’emprise de la mort ou du péché, mais comprend sa vie dans le fait qu’il cherche à s’affranchir du péché et se sait vivant pour toujours parce que vivant pour Dieu. Les qualités de la vie nouvelle en Jésus ressuscité sont la droiture d’esprit, la recherche de la vérité, l’empathie, la pratique de la vie vertueuse qui nous disposent à la vie éternelle. Notre avenir réside dans la nouveauté qu’apporte le Christ à travers notre vie d’aujourd’hui, de demain et pour toujours.
Nous pouvons vivre ce temps pascal dans la joie de la Résurrection avec l’assurance de l’Espérance invincible que rien ne résiste à l’Amour du Christ pour chacun de nous. Demandons, à la suite des Saints Apôtres Pierre et Jean la grâce de la Foi en Jésus Mort et Ressuscité. Cet acte de croire explique notre adhésion du Christ Sauveur et notre relèvement dans la Foi. Il suppose l’Espérance chrétienne qui nous apprend que nous sommes sauvés par la grâce de Dieu et nous dispose à aimer Dieu et le prochain. Acceptons d’avancer dans la vie de Foi, chacun à son rythme, tels Pierre et Jean, telles les femmes au Tombeau au matin de Pâques, avec l’assurance que le Christ ressuscité des morts a marqué définitivement notre vie.
Que les difficultés de la vie présente ne nous poussent pas à douter de l’Amour inconditionnel de Dieu pour nous, mais plutôt, que la présence sanctifiante du Christ à nos côtés nous réconforte, car en dehors de Lui, nous ne pouvons rien faire (Jn 15, 5). Soyons dans la joie du Christ ressuscité. Que la Résurrection nous renouvelle, nous sanctifie et nous fortifie. « Le Christ est ressuscité, Il est vraiment ressuscité. Alléluia ! »
Abbé Valerry WILSON, votre curé.