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Edito du curé

Edito février 2026

       Jésus, signe de contradiction et Lumière du monde

 

       Ce mois de février 2026 est marqué par trois événements importants pour nous chrétiens : la présentation de Jésus au Temple le 2 février, la fête de Notre-Dame du Lourdes le 11 février et l’entrée en Carême, le 18 février.

Premièrement, la Chandeleur ou la présentation de Jésus au Temple s’inscrit dans la Tradition juive : « Selon ce qui est écrit dans la Loi : Tout premier-né de sexe masculin sera consacré au Seigneur » (Lc 2, 23). Ainsi, Marie et Joseph présentent le Petit Jésus au sage Siméon qui, bénissant Dieu, déclare : « Voici que cet Enfant provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de contradiction » (Lc 2, 34). La destinée de l’Enfant-Jésus est ainsi tracée : il sera accueilli et ovationné par les uns, contesté et méprisé par les autres. Et pourtant, c’est Lui l’Envoyé de Dieu pour sauver les hommes. Une telle contestation du Messie traverse les Évangiles, depuis son lieu de naissance, puis avec Hérode (Mt 2, 13) et trouve son point culminant dans sa Mort sur la Croix. De la même manière, l’Église est à considérer comme un signe de contradiction pour notre monde, car, Corps du Christ et Temple de l’Esprit, elle a pour Tête, Jésus le Christ. Comme l’écrit Origène, « Tout ce que l'histoire évangélique nous raconte de Jésus-Christ est contredit, non pas, sans doute, par nous qui croyons en lui, et qui savons que tout ce qui est écrit de lui est la vérité, mais par les incrédules, pour lesquels tout ce que l'Écriture nous rapporte du Sauveur est un signe et un objet de contradiction ». Le vieillard Siméon va encore plus loin lorsqu’il présente le Sauveur comme étant la « Lumière qui se révèle aux nations » (Lc 2, 32). De fait, Jésus est venu éclairer les ténèbres de nos vies par le rayonnement sa Lumière. Certes, les ténèbres ne l’ont pas retenu mais à ceux qui l’ont reçu, il donne d’avoir part à la Vie éternelle (Jn 1, 11-12). En réalité, Jésus éclaire car il est Vérité et la Vie (Jn 14, 6) ; il est la Lumière du monde (Jn 8, 12). En l’absence de la Lumière divine, il ne reste qu’une opacité ténébreuse et donc il n’y a plus de visibilité ni de transparence, il n’y a plus de vérité ni de probité. La Lumière dévoile ce qui est caché et révèle le chemin qui mène à Dieu. Un dernier aspect de cette Fête de la Chandeleur est la Vie consacrée. Les religieux, par le don total de leur vie, et tous les chrétiens par leur baptême, sont consacrés au Seigneur et sont missionnaires : « Par le baptême déjà, le fidèle chrétien est mort au péché et consacré à Dieu ; mais, pour tirer un plus grand fruit de la grâce baptismale, il entend, par la profession des conseils évangéliques dans l’Église, être libéré aussi des obstacles qui pourraient l’éloigner de l’ardeur de la charité et de la perfection du service de Dieu ; ainsi se consacre-t-il plus intimement au service divin ... Par les vœux, ou d’autres liens sacrés, assimilés aux vœux selon leur nature propre, par lesquels le chrétien s’oblige aux trois conseils évangéliques, il se met totalement au service de Dieu qu’il aime au-dessus de tout. Ainsi il est ordonné, à un titre nouveau et particulier, au service de Dieu et à sa gloire » (Lumen Gentium, n. 44).

Deuxièmement, le 11 février est la Fête de Notre-Dame de Lourdes en l’honneur de nos malades. Nous pouvons prier pour les malades et les visiter : « J’étais malade et vous m’avez visité » (Mt 25, 36). Dans les Évangiles, l’attention de Jésus envers eux est sans équivoque : Il se fait proche d’eux et il les guérit. C’est également l’occasion de demander le Sacrement des malades pour nous-mêmes et pour les personnes fragiles autour de nous. Lourdes représente non seulement la rencontre de Massabielle entre Marie et Bernadette, mais également celle de Marie avec chacun de nous, avec chaque malade. Marie intercède pour nous, elle prie pour nous, elle nous protège. Marie est l’Immaculée Conception : « Qui est donc l'Immaculée ? Qui la comprendra parfaitement ? Marie, Mère de Dieu, l'Immaculée, ou mieux : l'Immaculée Conception, comme elle a voulu elle-même se dénommer à Lourdes. Ce que veut dire mère, on le sait, mais ‘‘de Dieu’’, on ne peut le comprendre par la raison, dans notre cerveau limité. Seul Dieu sait parfaitement ce que veut dire : ‘‘Immaculée’’. ‘‘Conçue immaculée, on le comprend un peu, mais ‘‘Immaculée Conception’’, c'est plein des plus consolants mystères » (Père Kolbe, Lettre au P. Antoine Vivoda, 12 avril 1933, in H. M. Manteau-Bonamy, La doctrine mariale du Père Kolbe, Paris, Éditions Lethielleux, 1975, p. 32).

          Enfin, le 18 février sera cette année non pas la fête de sainte Bernadette mais l’entrée en Carême avec le mercredi des Cendres. Le Carême est ce temps de pénitence et de privations afin de mieux soigner notre rencontre avec le Seigneur, notre cœur-à-cœur avec Lui. Les trois moyens pour bien vivre son Carême sont : l’aumône ou la participation effective à des œuvres de charité ; la prière pour développer une intimité avec Dieu et le jeûne comme la distanciation avec ce qui nous conduit ordinairement au péché (excès de toutes sortes : aliments, paroles, réseaux sociaux…). Il est demandé au chrétien de faire la relecture de sa vie spirituelle, de réviser ses priorités dans le sens d’un décentrement de soi pour un véritable retour à Dieu. C’est donc un chemin d’engagement personnel mais libre qui s’offre à nous pour que nous nous délaissions du superflu afin de revitaliser notre relation à Dieu.

          Les diverses propositions de la Paroisse (Adoration, Messes, Chapelets, Confessions) sont des moyens qui sont mis à notre disposition pour approfondir notre Foi, notre intimité avec Dieu et une meilleure relation avec notre prochain. Le Carême est l’occasion favorable pour se laisser toucher, éclairer, transformer par Jésus. Ainsi renouvelés, nous serons de vrais témoins du Seigneur autour de nous. Nous poursuivrons notre expérience de « Messes de l’aurore » les samedis de Carême à 7h00 puis la prière des Laudes à Saint Jean à 9h ; celles-ci seront animées par les Sœurs.

          Que la Sainte Mère de Dieu nous couvre de son manteau maternel et virginal. Que nos efforts de Carême nous rapproche de Dieu sans nous replier sur nous-mêmes. Que Dieu nous bénisse !

                                                                                               

                                                                                                                                     Votre curé, abbé Valerry WILSON

Presbytère Saint Jean de Monts

58 rue du Général de Gaulle

85160 ST JEAN DE MONTS

02 51 58 09 21

Répondeur messe : 02 51 58 10 39

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